lundi 16 janvier 2017

Sanctuaire faunique Mlilwane, Swaziland



Samedi le 14 janvier. Sanctuaire faunique Mlilwane, Swaziland. Jour 15.

Nous partons vers 6h15 du camping et roulons directement sur la N2 jusqu'au poste frontière de Golela au sud-est du Swaziland, un petit pays de moins de deux millions d'habitants situé entre l'Afrique du Sud et le Mozambique. Les formalités de sortie et d'entrée ne prennent qu'une trentaine de minutes et nous voici dans un nouveau pays. Nous roulons une trentaine de minutes et arrêtons en bord de chemin pour prendre un petit-déjeuner avec un bon café chaud. Des petites filles de 7 et 10 ans viennent nous piquer une jasette. Leur anglais est très bon même si c'est le Swazi est leur langue première.

Nos prochains arrêts se font dans un marché au bord du chemin pour nous procurer quelques fruits et légumes ainsi qu'en bord de route , un moment très rigolo, pour une contravention de vitesse très douteuse qui nous a coûté 5$. Les sept ou huit policiers et policières qui nous ont pincés riaient à gorge déployée lorsqu'on a mis en doute leur système. L'un a même avoué que ce n'était pas nécessairement un excès de vitesse mais que c'était comme ça et qu'il fallait payer. On ne s'est pas obstiné car tout le monde avait le fou rire et pour 5$ cela ne valait vraiment pas la peine de se fâcher.




Nous faisons ensuite quelques courses dans un petit centre d'achat moderne à Manzini, la plus grosse ville du pays. On y trouve tout ce dont nous avons besoin. Puis environ trente minutes plus tard nous arrivons à la Réserve de faune Mlilwane, l'un des quelques territoires protégés du pays. Notre Wild card nous permet d'entrer gratuitement et nous y observons des nyalas, des zèbres, des gnous, des damalisques, des crocodiles et une foule d'oiseaux.


Damalisque

famille de babouins...


nyala

Potamochère du Cap
Nous nous installons au camping puis nous nous faisons un gros dîner-souper sur charbon de bois avant d'aller prendre une marche dans l'un des nombreux sentiers de cette réserve. Comme il n'y a pas de lion, ni léopard, ni hyène, c'est sécuritaire de jour en autant que l'on n'approche pas trop près de l'eau. Le soir, les hippopotames sortent brouter et c'est défendu de sortir du complexe.

Après la marche, c'est l'heure de la douche puis après avoir pris une petite collation, nous montons nous coucher vers 20h.

Dimanche le 15 janvier. Sanctuaire faunique Mlilwane, Swaziland. Jour 16.

Nos rêves ont été alimentés par les bruits de centaines de sabots qui ont piétiné, passé et repassé près de nos tentes cette nuit. Aux petites heures du matin, c'était un gros mâle nyala qui bramait juste à côté afin de séduire l'une des membres de son harem. Finalement, nous nous sommes levés vers 6h30, bien reposés et nous sommes sont bien un bon petit-déjeuner avant de commencer notre première activité de la journée.

À neuf heures, nous rencontrons nos deux guides locaux qui nous amènent à la maison de la cheffe du petit village attenant au sanctuaire faunique. La cheffe est parti rencontrer des gens et ne sera de retour que vers 11 heures. C'est donc sa fille qui nous reçoit et elle le fait de manière très professionnelle.







Nous avons droit à un accueil chaleureux, un petit cours de langue swati , des chants avec les enfants orphelins hébergés chez la cheffe, la présentation de différents objets tradionnels et un petit cours de danse traditionnelle. La visite guidée culturelle a duré un peu plus d'une heure un quart et nous avons vraiment apprécié.

Nous passons ensuite le reste de l'avant-midi à nous promener en véhicule dans le sanctuaire. Il y plein de sentiers mais avec la grosse pluie des derniers jours et les petits orages qui passent régulièrement, on se trouve plus confortable en voiture. En plus, cela nous permet d'aller bien plus loin et surtout de ne pas effrayer outre-mesure les animaux.

Nous voyons plusieurs nouvelles espèces car nous passons par un immense enclos où sont conservées les espèces menacées. S'ajoutent donc à notre liste les springboks, oreotragues, oréotragues rouannes et bubales. En plus nous avons la chance d'observer deux bucorves du Sud, des grues bleues et quelques autres jolis oiseaux donc un superbe spréo améthyste.

Cobes communs

Bucorves du Sud

Oréotrague rouane

Bubale

Oréotragues

Spréo améthyste

Nous nous faisons un bon repas vers 13h et allons ensuite en ville pour visiter le musée national du Swaziland. Le musée semble relativement moderne mais le contenu est plutôt modeste. Nous sommes les seuls visiteurs et nous comprenons pourquoi maintenant. Malgré tout, nous en apprenons un peu plus sur ce petit pays qui n'a obtenu son indépendance du Royaume-Unis qu'en 1968. Nous découvrons aussi certains aspects de la vie sociale et culturelle de ses habitants.



Moins d'une heure plus tard, nous sommes repartis et nous nous rendons visiter un petit marché d'artisanat. Diane et Stéphane se laissent tenter par une peinture alors qu'Hélène et moi craquons pour une petit sculpture d'ange bien particulier. On a aussi le plaisir d'échanger avec l'artiste qui est bien sympathique.




De retour vers 16h30 au sanctuaire nous parcourons quelques boucles et nous nous rinçons encore les yeux en admirant les damalisques et les impalas.

À 17h30 c'est l'heure des douches, du ménage des photos et du blogue et nous commençons le souper vers 18h en prenant un petit apéro du dimanche.

Nous nous couchons encore tôt comme à l'habitude car finalement tout est décalé d'au moins une heure ici. Les gens se lèvent vers 5h30 ou 6h et les commerces ouvrent pour la plupart à 7h ou 8h.


vendredi 13 janvier 2017

Réserve de faune Hluhluwe

Vendredi le 13 janvier. Réserve de faune Hluhluwe. Jour 14.

Nous partons vers 6h15 du camping et arrivons à la barrière sud de la Réserve de faune Hluhluwe peu avant 8h. Cette réserve est réputée pour sa population de rhinocéros notamment. Un gros éléphant nous attend près de l'entrée sur le bord de la route. Super! Nous nous enregistrons et utilisons notre carte Wild pour ne pas avoir à payer les droits d'accès de 20$ par personne. Cette carte d'accès universel, commandée plusieurs mois avant notre départ, nous a coûté 300$ mais elle sera vite rentabilisée compte tenu du nombre de jours qu'on passera au total dans les parcs.

Nous passons ensuite l'avant-midi à circuler très lentement, aux alentours de 20 km/h, sur la route principale asphaltée et des les boucles de gravier bien entretenues. Nous voyons nos premiers impalas, nyalas et girafes du voyage. Ça commence bien! Puis nous voyons sept rhinocéros en trois groupes différents. Ils sont loin mais avec les jumelles, on peut bien les observer tout de même. Il y a même une femelle avec son petit! Tout un avant-midi!



Nous piqueniquons au complexe touristique Hilltop puis reprenons notre safari qui nous amènera à la sortie Est, à la barrière Memorial. 



Et là, ce fut tout un après-midi chargé d'émotions. Et aussi d'adrénaline à quatre reprises!

Première surprise : À la sortie d'une courbe dans une étroite route de gravier, nous arrivons face-à-face avec une grosse femelle rhinocéros et son petit. Elle est à 15 m environ. Nous nous immobilisons et espérons qu'elle ne chargera pas. On n'aurait pas le temps de reculer pour éviter le choc. Le gros choc qui peut être mortel pour les passagers et certainement destructeur pour le camion. L'adrénaline monte. Les consignes au chauffeur fusent de partout dans le véhicule : Arrête, recule, avance, arrête, avance, vite on s'en va... Finalement, la dame et son petit s'écartent un peu de la route et lorsqu'elle est dans les buissons, nous passons rapidement devant la paire.

Nyala femelle


Nyala mâle

La grosse maman à moins de 10 mètres...
Deuxième surprise : À peine 300 ou 400 mètres plus loin, nous passons à cinq mètres à peine de deux énorme rhinocéros qui font la sieste dans le sable près de la route. Nous arrêtons et voici que l'un d'entre eux se lève d'un coup, nous fait face et émet un son puissant et menaçant à notre endroit. Vite Stéphane, on se pousse! Nous sommes vendredi 13 tout de même! C'est pas le moment de forcer le destin.

Troisième surprise : Quelques centaines de mètres encore et nous voici face-à-face avec un gros éléphant qui marche dans notre direction sur la route. Heureusement, rendu à 50 m environ, il entre dans la savane et passe à côté de nous sans montrer le moindre signe d'agitation ni de menace. On peut se détendre un peu!

Quatrième surprise : Environ 45 minutes plus tard, avec maintes observations de superbes nyalas, nous passons à moins de dix mètres d'un trou de boue où s'ébattent...CINQ rhinos! Un immense avec une corne de près d'un mètre, deux très gros qui se poussent et se repoussent avec leurs cornes et une femelle avec un tout-petit rhinos qui ne doit avoir que quelques jours. Encore une fois, on a eu droit à une pointe d'adrénaline lorsqu'un rhinocéros s'est placé face à nous, prêt à charger et à nous défoncer en moins de quelques secondes. Nous nous sommes vite éloignés...



Ouf! Quel après-midi! Une vraie histoire de pêcheurs pourrait-on dire. Mais on a les photos et quatre témoignages pour prouver nos aventures! Au total ce sont seize rhinocéros qu'on a pu apercevoir aujourd'hui! Quelle chance! On va s'en souvenir longtemps!

Nous sortons de la Réserve peu avant 16h et trente minutes plus tard, nous arrivons au Bushbaby Lodge près du village de Hluhulwe. C'est un petit paradis avec aire de camping mais surtout des petites unités de motel. Des nyalas, zèbres et gnous se promènent dans un grand enclos près de la piscine et le soir venu, les propriétaires nourrissent les galagos (bushbaby) pour donner aux touristes l'occasion de les observer.

Nous soupons au restaurant du complexe à 19h.

Les deux dormeurs qu'on vient de réveiller... On se pousse!
Troisième surprise : Quelques centaines de mètres encore et nous voici face-à-face avec un gros éléphant qui marche dans notre direction sur la route. Heureusement, rendu à 50 m environ, il entre dans la savane et passe à côté de nous sans montrer le moindre signe d'agitation ni de menace. On peut se détendre un peu!


Quatrième surprise : Environ 45 minutes plus tard, avec maintes observations de superbes nyalas, nous passons à moins de dix mètres d'un trou de boue où s'ébattent...CINQ rhinos! Un immense avec une corne de près d'un mètre, deux très gros qui se poussent et se repoussent avec leurs cornes et une femelle avec un tout-petit rhinos qui ne doit avoir que quelques jours. Encore une fois, on a eu droit à une pointe d'adrénaline lorsqu'un rhinocéros s'est placé face à nous, prêt à charger et à nous défoncer en moins de quelques secondes. Nous nous sommes vite éloignés...

Trois du groupe des cinq!

Ouf! Quel après-midi! Une vraie histoire de pêcheurs pourrait-on dire. Mais on a les photos et quatre témoignages pour prouver nos aventures! Au total ce sont seize rhinocéros qu'on a pu apercevoir aujourd'hui! Quelle chance! On va s'en souvenir longtemps!

Nous sortons de la Réserve peu avant 16h et trente minutes plus tard, nous arrivons au Bushbaby Lodge près du village de Hluhulwe. C'est un petit paradis avec aire de camping mais surtout des petites unités de motel. Des nyalas, zèbres et gnous se promènent dans un grand enclos près de la piscine et le soir venu, les propriétaires nourrissent les galagos (bushbaby) pour donner aux touristes l'occasion de les observer.

Nous soupons au restaurant du complexe à 19h.  Tout de suite après-souper, la propriétaire met de la nourriture pour les galagos et aux bouts de quelques minutes deux petits primates descendent des hautes branches pour venir se nourrir tout près de nous. Nous les éclairons avec nos lampes frontales mais ça les dérange. Tout comme la lumière brillante des flashs. Ils ne restent que cinq minutes et s'en vont. Ce fut une vision fugace bien agréable de ces petits primates nocturnes.




Nous allons nous coucher vers 20h30 et après un peu de lecture le sommeil nous gagne rapidement.

Parc national Isimangaliso, Secteur Cape Vidal

Jeudi le 12 janvier. Parc national Isimangaliso, Secteur Cape Vidal. Jour 13.

Les pêcheurs se lèvent de bonne heure. C'est bien connu. Et comme le camping de Cape Vidal est rempli de pêcheurs, il y a beaucoup d'animation dès 5h30 le matin lors de leur départ en 4X4 avec les remorques à bateau. Nous nous sommes donc levés un peu avant 6h et sommes partis quelques minutes tard pour nous rendre dans le secteur Ouest du Parc en passant par St-Lucia. Mais comme on nous demandait encore de payer pour l'entrée, nous avons décider de ne pas encourager cette pratique que l'on juge déloyale.

Nous sommes donc allés déjeuner sur le bord de l'estuaire dans le village, avons fait quelques courses à l'épicerie et sommes revenus faire notre safari du côté Est où là, on ne nous facturait pas en double pour entrer. Cela fut tout de même super car nous avons vu des gnous à queue noire, des hippopotames, des buffles, des cobes à croissants, des kudus, quatre éléphants, une famille d'oies de Gambie, des vanneaux du Sénégal, un dendrocygne veuf et quelques oiseaux de proie.





Nous revenons au camping pour le lunch puis allons nous baigner à la mer azurée. Les vagues se succèdent rapidement mais en restant à la bonne distance du bord, elles sont très agréables à mettre au défi.

De retour au site vers 15h, nous nous rafraîchissons en sirotant une bière. Il fait 34 degrés mais le vent rend la chaleur très supportable à l'abri de notre belle bâche. Un troupe d'une cinquantaine de mangoustes rayées passent sur notre site. Elles sont tellement drôle à regarder.





L'après-midi se termine avec une bonne douche et c'est déjà le temps de préparer le souper. Ce soir on se couche encore plus tôt car demain le réveil est prévu à l'heure des pêcheurs.










jeudi 12 janvier 2017

St-Lucia, Parc national Isimangaliso

Mardi le 10 janvier. St-Lucia, Parc national Isimangaliso. Jour 11.

Encore une belle nuit parsemée des sons de la jungle! Ça dort bien! Ce matin on se lève vers 7h et après un bon déjeuner nous allons faire un tour à la mer. L'immense plage de sable blanc est quasi déserte. Au loin des dunes haute de plus de 100m ressemblent à des petites montagnes.







Il fait très chaud et comme on ne peut se baigner vu la présence possible de requins et de crocodiles, nous revenons au camping pour luncher vers midi.

En après-midi, Diane et Stéphane se rendent à pied au centre de St-Lucia pour faire leurs communications internet. Hélène et moi allons passer un moment sur le bord de la piscine du camping. L'eau trouble n'est pas très invitante et on se contente de relaxer tout en faisant le ménage des photos d'hier. Je publie un article du blogue puis nous allons rejoindre nos deux comparses en ville. 

Nous faisons quelques achats à l'épicerie et allons faire un petit tour à la plage principale non loin de la ville. Quelques jeunes se baignent mais il se fait déjà tard et nous décidons de continuer notre visite des routes aux alentours.

Et voici qu'on s'aperçoit que le pneu qui était dégonflé avant-hier fait des siennes encore aujourd'hui. Nous allons donc au seul garage de la ville et le propriétaire décide de nous aider malgré que l'atelier était fermé. Très sympathique le gars! Finalement, c'est une jante qui était bossée et déformée par un choc important avant que nous prenions possession du véhicule. Quelques coups de marteaux et beaucoup d'efforts permettent de débosselé la jante et d'éliminer la fuite. Du moins pour le moment...

Nous revenons vers 17h30 au camping et on se prépare un bon repas de légumes et d'agneau sur charbon de bois. Super par cette température exquise!

Après la vaisselle, nous nous rendons chacun dans nos tentes pour lire un peu avant de tomber dans les bras de Morphée.

Mercredi le 11 janvier. Parc national Isimangaliso, Secteur Cape Vidal. Jour 12.

Excellente nuit encore aux sons des galagos principalement. Après déjeuner nous prenons la route qui mène à Cape Vital situé à peine à 30 km à l'Est de St-Lucie. On paie notre droit d'entrée à la barrière près de St-Lucie et nous prenons tout l'avant-midi pour nous rendre. C'est que le mode Safari est vraiment commencé ce matin. Il y a une faune abondante dans le Parc que l'on peut admirer un peu partout sur le bord de la route principale asphaltée ou aux abords des routes secondaires en gravier.

Nous commençons avec des zèbres, phacochères et des kudus. Puis des Cobes, des hippopotames, un jacana et un superbe jabiru, grand oiseau noir et blanc de 1,5 m de hauteur avec le bec flamboyant de rouge, noir et orange. 

Puis dans une petite route, nous voici en train de suivre un gros éléphant solitaire. Il est immense et casse des branches partout le long du chemin. On le suit à une centaine de mètres derrrière car il n'est pas question de trop l'approcher et encore moins de le dépasser. Finalement on doit faire demi-tour car le mastodonte décide de déraciner un gros arbre et de le faire tomber sur la route... Impressionnant!

L'avant-midi passe très vite car on a toujours un animal ou une groupe d'animaux à observer. Nous voyons des buffles à distance, quelques gnous et une petite famille de babouins à deux mètres de nous. On ne s'en lasse pas!

Nous prenons possession de notre camping, installons la bâche et prenons un bon dîner avant d'aller à la plage. Cette dernière est vraiment magnifique : sable blanc et fin, adossée à de grosses dunes, vagues majestueuses, juste pas trop grosses, d'eau turquoise. Nous nous baignons et y passons environ 2h.

Vers 16h nous repartons en safari. Que nous réserve cette excursion? Des buffles, des gnous, des hippopotames, des crocodiles, des cobes à croissant, des phacochères, un héron à tête noire, des babouins, un bushbuck, notre premier, et de superbes paysages de savanne et de dunes rouges.

Nous revenons au camping vers 18h et nous mangeons avec appétit notre souper léger préparé en bonne partie ce midi. Tant mieux car on peut se coucher très tôt soit vers 20h pour certains et 21h pour d'autres. Nous sommes très heureux de cette journée safari et plage!




Phacochère


Jabiru

Babouin

Kudu

Cobe à croissant

Buffle

Bushbuck